Avec la clôture de l’étape consultative, c’est certainement la phase la plus fondamentale du processus de réformes institutionnelles amorcé par le président de la république le 25 juillet 2021, qui commence désormais.
Trois points font de cette étape, un véritable épicentre du processus :
La réforme constitutionnelle d’abord, en ce qu’elle constitue l’aspect majeur des réformes annoncées et en ce qu’elle cristallisera mieux que tout le projet politique du pouvoir.
La nouvelle instance des élections ensuite, portante d’une modification profonde du dispositif électoral et représentant de ce fait l’un des points nodaux de la lutte politique autour du processus entre les partisans d’une réforme qui se dit démocratique et les détracteurs d’un projet qui le disent autoritaire !
Le référendum constitutionnel enfin, en ce que ses résultats seront l’annonciateur d’une fin ou d’une autre, de l’état d’exception.
Etape décisive des réformes institutionnelles, la deuxième phase suscite l’interrogation la plus profonde, la plus fondamentale autour du changement politique amorcé le 25 juillet : sommes-nous devant une réforme démocratique qui avance ou face à une dérive autoritaire se confirme ?