Le projet « Financial 22 » vise principalement le dialogue et l’expression des différents points de vue entre les principaux acteurs du débat économique dans un contexte où le débat public s’est dégradé, notamment entre les décideurs. Nous ne visons pas le consensus, et nous considérons qu’un diagnostic explicite des différences est essentiel, et qu’un des problèmes les plus importants est la logique imbue qui croit qu’il y a consensus et que « nous connaissons le diagnostic et les solutions ». Dans le cadre de « Financial 22 », nous avons prévu de tenir des réunions sur la situation financière, économique et sociale du pays, notamment dans cette première phase, sur les perspectives, le contexte et le contenu des négociations de la Tunisie avec le Fonds monétaire international. L’association est née libre et la spontanéité de la discussion était enrichissante et représentait une excellente occasion de circonscrire les principaux axes de polémique concernant les négociations du Fonds monétaire international et la réforme approuvée. Sur la base de ce cadre introductif, nous tiendrons notre premier symposium
Concernant le contexte de ces négociations, outre la possibilité de signer ou non un accord, nous nous intéresserons à la question de savoir si l’accord représente une opportunité de réforme, ou est-ce simplement le seul moyen pour survivre ?
Voici quelques-uns des thèmes articulés dans la controverse qui seront abordés dans les interventions et la discussion :
Tout d’abord, la controverse sur la question « Avons-nous contacté le FMI ou sont-ils venus vers nous ? »
Deuxièmement, le débat sur « les négociations sont-elles l’occasion de lancer des réformes tant attendues ou seront-elles adaptées à des solutions palliatives temporaires ? Cette réforme imposera-t-elle nécessairement des politiques publiques qui vont au-delà du Fonds et du reste des institutions financières internationales ? »
Troisièmement, la controverse sur « La politique budgétaire de la Banque centrale est-elle la politique appropriée pour la Tunisie, même dans cette circonstance exceptionnelle, ou est-ce une cause majeure de la crise en premier lieu ?
Quatrièmement, la polémique sur la question « Le trébuchement dans les négociations du FMI est-il le résultat du mauvais niveau du négociateur tunisien face aux négociateurs du FMI, ou le problème va-t-il au-delà et concerne-t-il l’absence d’un esprit économique tunisien fort et déterminé ?
Tendances générales
Cinquièmement, le débat sur le thème « Le domaine principal de la réforme est-il le service public et les institutions publiques, ou la soi-disant rente publique, ou le problème principal que la réforme devrait cibler est-il le secteur privé ou la soi-disant rente familiale ? »
Sixièmement, la polémique la question « Avons-nous vraiment identifié les institutions publiques liées aux secteurs stratégiques, et l’État peut-il s’abstenir d’interférer même dans les secteurs de base?